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sauvons la cascade du Vegay

L’association de la Siagne et de son Canal relaie l’appel des Veilleuses et des Veilleurs du Végay, mobilisés pour sauver le débit d’eau de la cascade du Végay, à Aiglun (Alpes-Maritimes).

Ce site classé depuis 1933, l’un des plus spectaculaires des Alpes-Maritimes, s’assèche progressivement sous l’effet du changement climatique et de prélèvements d’eau jugés excessifs à ses sources. Une étude hydrogéologique a établi qu’un débit minimal de 35 litres par seconde est nécessaire pour préserver la vie dans ce milieu aquatique unique, mais la préfecture des Alpes-Maritimes n’en a accordé que 10,5.

Parce que la préservation des cours d’eau et des ressources hydriques nous concerne tous, nous vous invitons à lire et à signer la pétition ci-dessous, puis à la partager largement.

Chers amis,

La cascade du Végay est en danger. Ce site classé, refuge d’une biodiversité unique, s’assèche. Victime de périodes de stress hydriques intenses et répétées, et de prélèvements d’eau excessifs à ses sources, sa survie est menacée.

Depuis des années, témoins de sa lente agonie, nous alertons les autorités pour obtenir qu’un débit réglementaire suffisant soit fixé pour conserver la vie dans ce milieu aquatique unique. Et alors qu’une étude hydrogéologique a établi que la cascade et son vallon ont besoin d’un minimum de 35 litres d’eau par seconde pour survivre, la préfecture des Alpes-Maritimes a décidé de ne lui en accorder que… 10,5. Alors que plus d’un million de mètres cubes d’eau, soit en moyenne 50 % des volumes d’eau prélevés par les ouvrages de captage, sont gaspillés chaque année dans un réseau de distribution vétuste, c’est à notre cascade qu’on choisit de couper le robinet.

Nous refusons cette situation.

Le Végay n’est pas qu’un décor de carte postale et encore moins une simple réserve d’eau à la seule disposition du genre humain. C’est une communauté vivante, un écosystème fragile qui relie l’Estéron au littoral azuréen, indispensable au maintien des vies humaines et à celles des autres vivants.

Nous ne voulons pas opposer le prélèvement d’eau potable au maintien de la cascade. Nous voulons une gestion juste et cohérente de l’eau, qui respecte les droits fondamentaux du vivant.

Le droit à l’eau, le droit à la santé et le droit à la dignité ne peuvent pas être réservés aux seuls êtres humains. Ils constituent les conditions essentielles de toute existence et doivent être garantis à tous les vivants. Car il ne peut y avoir de vie digne dans un milieu dégradé.

Protéger le Végay, c’est protéger notre avenir.

Face aux bouleversements climatiques, la solidarité ne peut plus s’arrêter aux seuls intérêts humains, ni à la seule solidarité entre l’amont et l’aval. Elle doit désormais unir tous les êtres vivants qui partagent une même eau, un même territoire et un même destin.

Nous appelons Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes à garantir un débit biologique minimal de 35 litres par seconde, conformément aux conclusions de l’étude hydrogéologique, afin de préserver les droits de la cascade du Végay.

Face à la crise de l’eau, nous avons une responsabilité collective : changer notre rapport au vivant, pour qu’il ne soit plus fondé sur l’exploitation mais sur le respect et la réciprocité.

Signez et partagez cette pétition

Rejoignez les Veilleuses et les Veilleurs du Végay. Ensemble, faisons entendre la voix de la cascade.

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